Pinot Gris G.C. Steinert 2007 – Domaine Rieflé à Pfaffenheim

Robe : jaune franc avec des reflets orange vif.
Nez : intense, riche et très complexe il s’ouvre sur des notes pâtissières très raffinées (tarte au citron, cake à l’orange) et évolue vers une palette fruitée (mandarine, abricot) sur un fond d’herbes provençales (basilic, romarin).
Bouche : ample, charnue et très large, la matière dessine une silhouette callipyge qui ne manque cependant pas d’élégance, le fruit est toujours bien présent soutenu par une fine acidité, la finale est franche et marquée par de délicates nuances de craie et de pierre chaude.
Bien évidemment, voilà un vin qu’on ne peut pas s’envoyer derrière la cravate à gorge déployée mais qu’il faut déguster avec mesure et recueillement.
Malgré les températures très élevées de ce mois de juillet, qui appellent plutôt des boissons légères et désaltérantes, je suis tombé sous le charme de ce Steinert corsé et incroyablement riche que j’ai siroté voluptueusement durant plusieurs jours.


Edelzwicker Côtes d’Eguisheim – Domaine P. Ginglinger à Eguisheim

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Robe : jaune clair avec des éclats argentés.
Nez : ouvert et charmeur il développe une palette franche et gourmande sur le raisin frais, les fleurs et le citron vert.
Bouche : après une attaque bien vive la matière bien mûre se développe avec largeur et volupté, la finale est bien franche et sapide.
Vendu en litre cet assemblage à base de pinot blanc provenant de parcelles situées en contrebas de l’Eichberg est un vin souple, léger et bien glissant qui se laisse approcher sans chichis et apprécier sans modération…un vin de convivialité et d’amitié par excellence !

Riesling G.C. Schlossberg 2006– Domaine J.M. Bernhard à Katzenthal

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Robe : jaune prononcé avec des éclats dorés.
Nez : complexe et pénétrant il développe une palette sur les agrumes bien mûrs, le gingembre et quelques nuances pierreuses plutôt « froides ».
Bouche : la matière est ample et riche mais une acidité très large encore bien vive équilibre parfaitement l’ensemble, la finale longue et complexe revient sur des notes d’agrumes et d’épices toujours soutenues par un fond minéral très présent.
Avec sa robe très évoluée ce vin surprend par sa belle tension acide qui tient avec beaucoup de classe une matière corpulente mais joliment dessinée.
Un équilibre que seuls les très grands vins d’Alsace peuvent assumer. Superbe !


Coteaux du Vivarais 2005 – Domaine Galetty à Saint Montan

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Robe : rubis moyen, épais et légèrement trouble avec une frange légèrement brunissante.
Nez : intense et très agréable on y sent des arômes fruités très mûrs complétés par de belles notes d’herbes de garrigue.
Bouche : la matière est encore très juteuse avec une belle densité et un toucher voluptueux, la fine acidité qui s’élargit en milieu de bouche donne un côté très punchy à la finale.
Après quelques années de repos en cave, cet assemblage de syrah et de grenache dégage vraiment une sensation de maturité et de plénitude : tanins veloutés, matière équilibrée et touche de fraîcheur en finale…tout est en place pour un maximum de plaisir.


Pinot Noir Les Quatre Eléments 2003 – Domaine Rietsch à Mittelbergheim

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Robe : épaisse et très dense, presque noire avec des reflets rubis et une frange encore bien compacte
Nez : intense et charmeur avec des notes de confiture de cerise noire, d’épices douces sur un fond discrètement fumé.
Bouche : concentré, juteux et gourmand avec un toucher velouté, une aromatique qui s’affirme et une finale d’une longueur impressionnante qui reste cependant fraîche et digeste.
Plein, racé, parfait dans sa structure et son équilibre ce vin qui a atteint son plateau de maturité optimale et nous a régalé sans limite.
Pour moi, c’est le meilleur pinot noir alsacien qu’il m’ait été donné de boire jusqu’à maintenant…hélas c’était la dernière bouteille qu’il me restait en cave !

 

Côtes de Provence Cuvée Saint Saux 2010 – Clos de la Procure à Carnoules

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Robe : rubis moyen, assez dense avec une fine frange mauve.
Nez : intense et épanoui il développe avec spontanéité de belles notes de prune et d’amande amère sur une brassée d’herbes de garrigue.
Bouche : la matière est juteuse, pleine de générosité et d’énergie, les tanins sont légers et souples, la finale bien franche n’est pas trop longue mais laisse le palais frais et dispos.
Ce vin tendre, charnu et profondément aromatique est fait pour ceux qui pensent que le cinsault est un petit cépage juste bon à entrer dans la composition d’insipides rosés qu’on boit « bien glace ! ».
Voilà bien encore une bouteille qui prouve qu’un petit cépage peut engendrer de très beaux vins pour peu qu’il soit travaillé par un grand vigneron. MIAM !!!

DSC_0477Les Dentelles de Montmirail (pour Lionel...!)